25
Nov

Installer un serveur Subversion sur Synology DSM 7

Avec la sortie de DSM en version 7, le paquet SVN Server permettant d’installer un serveur subversion sur un NAS Synology n’est plus supporté.

Pour ceux utilisant ce paquet sous DSM en version 6, il existe plusieurs solutions permettant d’outrepasser ce problème (passage à git, utiliser un serveur subversion externe, etc …) et donc d’envisager la mise à jour de DSMv6 vers DSMv7.

Dans cet article nous allons étudier une solution consistant à installer un conteneur docker pour faire tourner un serveur subversion sur le NAS Synology (à condition bien sûr, que votre NAS supporte l’installation du paquet Docker).
Nous verrons ensuite comment transférer les repositories subversion gérés via le paquet officiel SVN Server vers notre serveur nouvellement installé.

Installation d’un serveur SVN via Docker sur Synology DSM

Tout d’abord, si cela n’est pas encore fait, nous allons installer le paquet Docker depuis le Centre des Paquets de DSM.

Nous allons ensuite créer un répertoire svn sous le répertoire docker. Puis nous ferons trois répertoires qui nous servirons à rendre persistant les données du conteneur.

 

Nous allons ensuite lancer l’application Docker et y télécharger l’image clamy54/svn-svnadmin:latest.

Il s’agit d’une image basée sur ubuntu 20.04 LTS comportant les outils subversions ainsi qu’une interface web permettant d’administrer l’organisation de nos repositories subversion.

Nous allons ensuite créer le conteneur associé :

Puis, dans les paramètres avancés, nous allons configurer le redémarrage automatique du conteneur :

Nous allons ensuite associer les répertoires crées précédemment aux volumes exportés par le conteneur :

Puis rediriger des ports tcp du synology vers les ports 80/tcp et 443/tcp du conteneur :

Nous pouvons alors valider la création du conteneur et le démarrer.

Transfert des repositories svn

Le transfert des repositories est plutôt simple puisqu’il suffit d’arrêter le conteneur, puis de copier le contenu du répertoire /docker vers le répertoire /docker/svn/svn/ et de redémarrer le conteneur.

Il suffira ensuite de gérer les utilisateurs et droits d’accès directement depuis l’interface web iF-SVNAdmin fournie par le conteneur.

Accès au serveur Subversion et à l’interface iF.SVNAdmin

L’interface web est disponible en http ou https via les ports assignés précédemment.

Le login par défaut est admin et le mot de passe admin. Il est évident qu’il faut changer ce mot de passe par défaut au plus tôt.

Depuis cet interface, il nous est possible de créer des utilisateurs, des repositories et d’assigner des autorisations sur ces repositories.

L’accès  depuis un client svn se fera alors, par exemple, de la manière suivante :

svn checkout --username myuser https://synology_ip:8443/svn/myrepository ./localfolder

Pour plus d’informations sur les personnalisations possibles, rendez-vous sur la page officielle du conteneur.

29
Oct

VMWare ESXi : Créer manuellement une partition de coredump

Dans cet article, nous allons voir comment créer manuellement une partition de coredump, utilisée notamment pour récupérer les informations de débuggage lors d’un plantage d’un ESXi.

Pré-requis : Il faut avoir accès à la ligne de commande via ssh à l’hyperviseur ESXi. Le datastore vmfs local  doit également être vide car il sera supprimé lors de la manipulation.

Tout d’abord, nous allons utiliser la commande esxcfg-mpath -b afin de déterminer le nom de device associé au disque dur local :

[root@esxi:~]  esxcfg-mpath -b  
 naa.61866da0b8241a0020ee3286154ea8af : Local DELL Disk (naa.61866da0b8241a0020ee3286154ea8af)
 vmhba0:C2:T0:L0 LUN:0 state:active sas Adapter: 51866da0b8241a00  Target: 60ee3286154ea8af

Dans notre cas, le device se nomme naa.61866da0b8241a0020ee3286154ea8af

Nous allons ensuite utiliser la commande partedUtil getptbl « /vmfs/devices/disks/naa.61866da0b8241a0020ee3286154ea8af »  pour visualiser le partitionnement actuel du disque :

[root@esxi:~] partedUtil getptbl "/vmfs/devices/disks/naa.61866da0b8241a0020ee3286154ea8af"
gpt
36404 255 63 584843264
1 64 204863 C12A7328F81F11D2BA4B00A0C93EC93B systemPartition 128
5 208896 1232895 EBD0A0A2B9E5443387C068B6B72699C7 linuxNative 0
6 1234944 2258943 EBD0A0A2B9E5443387C068B6B72699C7 linuxNative 0
7 2260992 15470591 4EB2EA3978554790A79EFAE495E21F8D vmfsl 0
8 15472640 584843230 AA31E02A400F11DB9590000C2911D1B8 vmfs 0

Nous remarquons que le datastore  vmfs est la partition 8, qu’il commence au secteur 15472640, se termine au secteur 584843230 et qu’il possède le GUID AA31E02A400F11DB9590000C2911D1B8 (correspondant à un datastore vmfs).
Ces GUID sont fixés par vmware. La liste des GUID peut être obtenue par la commande  partedUtil showGuids :

[root@esxi:~] partedUtil showGuids
 Partition Type       GUID
 vmfs                 AA31E02A400F11DB9590000C2911D1B8
 vmkDiagnostic        9D27538040AD11DBBF97000C2911D1B8
 vsan                 381CFCCC728811E092EE000C2911D0B2
 virsto               77719A0CA4A011E3A47E000C29745A24
 VMware Reserved      9198EFFC31C011DB8F78000C2911D1B8
 Basic Data           EBD0A0A2B9E5443387C068B6B72699C7
 Linux Swap           0657FD6DA4AB43C484E50933C84B4F4F
 Linux Lvm            E6D6D379F50744C2A23C238F2A3DF928
 Linux Raid           A19D880F05FC4D3BA006743F0F84911E
 Efi System           C12A7328F81F11D2BA4B00A0C93EC93B
 Microsoft Reserved   E3C9E3160B5C4DB8817DF92DF00215AE
 Unused Entry         00000000000000000000000000000000

Il nous faut donc supprimer cette partition 8 afin d’y récupérer de l’espace pour pouvoir y recréer 2 partitions : une partition de type vmkDiagnostic et un nouveau datastore vmfs.
Pour supprimer la partition, la méthode la plus simple est de supprimer le datastore local depuis l’interface d’administration de l’ESXi. Il est également de le faire à l’aidre de la commande partedUtil.

Une fois la partition supprimée, la commande partedUtil getptbl « /vmfs/devices/disks/naa.61866da0b8241a0020ee3286154ea8af » affiche alors :

[root@esxi:~] partedUtil getptbl "/vmfs/devices/disks/naa.61866da0b8241a0020ee3286154ea8af"
 gpt
 36404 255 63 584843264
 1 64 204863 C12A7328F81F11D2BA4B00A0C93EC93B systemPartition 128
 5 208896 1232895 EBD0A0A2B9E5443387C068B6B72699C7 linuxNative 0
 6 1234944 2258943 EBD0A0A2B9E5443387C068B6B72699C7 linuxNative 0
 7 2260992 15470591 4EB2EA3978554790A79EFAE495E21F8D vmfsl 0

Le chiffre 36404 correspond au nombre de cylindres adressable (0-36404), 255 au nombre de têtes (0-255) et 63 au nombre de secteurs par piste (0-63).
La commande esxcli storage core device capacity list permet de connaitre les caractéristiques du disque :

[root@esxi:~] esxcli storage core device capacity list
 Device                                Physical Blocksize  Logical Blocksize  Logical Block Count         Size  Format Type
 ------------------------------------  ------------------  -----------------  -------------------  -----------  -----------
 mpx.vmhba2:C0:T5:L0                                  512                512                    0        0 MiB  512n
 naa.61866da0b8241a0020ee3286154ea8af                 512                512            584843264   285568 MiB  512n

Nous voyons donc que la taille d’un bloc est de 512 octets.
Une partition de coredump doit faire au moins 100Mo. Pour l’exemple, nous allons faire une partition de 200Mo.
Il faudra 200000000/512 = 390625 secteurs pour y loger cette partition. L’ancienne partition 8 commençait au secteur 15472640. Nous allons faire commencer cette nouvelle partition sur ce secteur
et nous allons la faire terminer sur le secteur 15472640+390625=15863265.

Nous allons donc créer cette nouvelle partition 8 avec un GUID de type vmkDiagnostic :

partedUtil add "/vmfs/devices/disks/naa.61866da0b8241a0020ee3286154ea8af" "gpt" "8 15472640 15863265 9D27538040AD11DBBF97000C2911D1B8 0" 

Nous allons ensuite recréer un datastore vmfs dont le premier secteur sera le multiple de 64 directement supérieur à 15863265 (afin d’aligner la partition sur le
premier secteur du cylindre suivant). En l’occurrence, ici, la partition commencera donc au secteur 15863296. Pour le dernier secteur, nous utiliserons la valeur correspondante de l’ancienne partition 8.
Cette nouvelle partition portera le numéro 9 et utilisera un GUID de type vmfs.

partedUtil add "/vmfs/devices/disks/naa.61866da0b8241a0020ee3286154ea8af" "gpt" "9 15863296 584843230 AA31E02A400F11DB9590000C2911D1B8 0"

Nous allons afficher maintenant les partitions de type coredump reconnues par le systeme :

[root@esxi:~] esxcli system coredump partition list
 Name                                    Path                                                        Active  Configured
 --------------------------------------  ----------------------------------------------------------  ------  ----------
 naa.61866da0b8241a0020ee3286154ea8af:8  /vmfs/devices/disks/naa.61866da0b8241a0020ee3286154ea8af:8   false       false

La partition 8 est donc bien détectée mais elle n’est ni configurée ni active. Nous allons donc le faire :

esxcli system coredump partition set --partition="naa.61866da0b8241a0020ee3286154ea8af::8"
esxcli system coredump partition set --enable true

La commande affiche alors :

[root@esxi:~] esxcli system coredump partition list
 Name                                    Path                                                        Active  Configured
 --------------------------------------  ----------------------------------------------------------  ------  ----------
 naa.61866da0b8241a0020ee3286154ea8af:8  /vmfs/devices/disks/naa.61866da0b8241a0020ee3286154ea8af:8    true        true

La partition coredump est donc maintenant configurée et active.
Il ne nous reste plus qu’à formater la partition 9 en vmfs :

vmkfstools -C vmfs6 -S esxi-local /vmfs/devices/disks/naa.61866da0b8241a0020ee3286154ea8af:9
18
Mar

Comparatif de quelques testeurs de vérification réseaux

Dans cet article nous allons comparer les fonctionnalités de 4 testeurs de vérification de cablage que l’on peut trouver à prix abordables. En effet, même dans le cadre d’une utilisation ponctuelle il est toujours utile de pouvoir accéder à d’autres fonctionnalités que ce que proposent les testeurs à led simples que l’on peut trouver dans les starter-kits de sertissages sans toutefois avoir à dépenser plusieurs centaines (voire milliers) d’euros dans des testeurs haut de gamme.

Les produits testés :

testeurs reseaux

Parmi les produits testés, nous allons comparer le Fluke Microscanner Pro, qui reste une référence, et que l’on trouve facilement sur le marché de l’occasion maintenant pour moins de 200€ avec un embout de test. Nous testerons également le Scout Pro 3 de chez Klein Tools, le NF-8601W et SC8108 qui sont deux testeurs « noname » que l’on retrouve très souvent sur internet sous différentes appellations ou marques. Le prix neufs de ces trois testeurs est de moins de 100€.

Alimentation :

Seul le NF-8601W fonctionne avec une batterie interne rechargeable par USB, les trois autres testeurs fonctionnent à pile. A noter que la batterie du NF-8601 se décharge dans le temps en cas de non utilisation prolongée de l’appareil.

Interface :

Le Microscanner Pro propose principalement un bouton « Mode » permettant d’afficher successivement les différents modes de fonctionnement (cartographie, longueur, …) et deux flèches permettant de naviguer au sein de chaque mode.

Le SC8108 affiche les différentes options sur plusieurs lignes et possèdes deux flèches permettant de changer de sélection et un bouton pour valider.

L’interface du NF-8601W est la plus accessible de toutes. L’affichage est en couleurs et il suffit de naviguer entre les icones avec les 4 flèches et de valider avec la touche OK.

Le Scout Pro 3 est la plus complexe a prendre en main car il y a une différenciation appui court / appui long sur certaines touches qui permettent d’activer des fonctions différentes. Ici, il faut effectuer un appui de la bonne durée sur la bonne touche pour activer une fonction. Il n’y a ni menu ni navigation.

Tests du schéma de câblage (wiremap) :

Dans ce premier test, nous allons vérifier 4 câbles (20m, 10m, 5m, 30cm) dont nous savons qu’ils ne présentent pas de défaut et dont le schéma câblage est correct avec chacun des testeurs.
Les câbles sont détectés comme correctement câblés par le Microscanner Pro, le Scout Pro 3 et le SC8108.
En revanche, le  NF-8601W validera les câbles de 20m,10m et 5m. Lors du test du cable de 30cm, à la première mesure, il indiquera des inversions de paires. A la seconde mesure, il indiquera d’autre paires inversées. Une troisième et une quatrième mesure indiqueront que le câble est OK. Ce fonctionnement aléatoire n’a été remarqué que sur des très petits câbles. Je ne sais pas si c’est un dysfonctionnement spécifique de cet appareil ou si le même problème est constaté sur d’autres appareils similaires.

A noter que seuls le Microscanner Pro et le Scout Pro 3 détectent le blindage des câbles, ce qui est étonnant car on trouve sur internet des captures d’écran de NF-8601 affichant un ‘G’. Sur mon appareil, aucun blindage n’aura été détecté. La version du firmware du testeur est la 0.2.9 mais il semble qu’il n’est pas prévu de pouvoir le mettre à jour par la suite.

Simulation de pannes :

Pour le premier test, nous allons tester un câble de 5m dont les conducteurs 5 et 6 sont inversés. Tous les testeurs détectent le défaut et indiquent précisément quel est le problème rencontré.

Pour le second test, le conducteur 8 est coupé sur un câble de 5m.  Ici encore tous les testeurs détectent précisément le défaut rencontré.

Dans le troisième test effectué, les paires 7 et 8 sont en court-circuit sur un câble de 5m. Tous les testeurs détectent le court-circuit et affichent quelles sont les paires concernées.

Pour la dernière panne simulée, un câble de 10m est correctement câblé aux deux extrémités. Au milieu de ce câble, le conducteur 1 est blessé et est en contact avec la tresse.  Seuls le Microscanner Pro et le Scout Pro 3 ont détecté ce défaut. Cela était prévisible car ce sont les deux seuls testeurs qui avaient détecté le blindage des câbles lors des tests de wiremap sur des câbles en bon état.

Mesure de câble :

Le Microscanner Pro et le Scout Pro 3 permettent d’ajuster une variable pour calibrer la mesure d’un câble (nvp pour le Microscanner Pro et constante le longueur pF/pi pour le Scout Pro 3). Pour ces tests, les valeurs usines ont été utilisées. A noter le Scout Pro 3 n’affiche que des valeurs entières de longueur. Les mesures sont donc toujours arrondies à l’entier le plus proche.

Le SC8108 permet d’étalonner le système de mesure en effectuant de calibration dynamiques depuis un câble de longueur connue. Cependant, la calibration n’est pas sauvegardé et est à refaire à chaque allumage de l’appareil.

Le NF-8601W permet d’établir des profils de calibrations en étalonnant différent de câbles de longueurs connues et de charger un profil enregistré manuellement avant d’effectuer la mesure. A noter que seule la longueur du câble ayant servit a effectuer la calibration apparait dans l’entête du profil. Il n’est donc pas possibles d’établir différents profils en fonctions des marques de câbles.

Pour ces deux testeurs, une calibration a été effectuée sur un câble de 25m, les réglages d’usines donnant des résultats grossiers.

Mesure d’un câble de 20m :

Le microscanner pro mesure 19,7m, le Scout Pro 3 20m, le  SC8108 22m et le NF-8601 19.7m.

Mesure d’un câble de 5m :

Le microscanner pro mesure 4.9m, le Scout Pro 3 5m, le  SC8108 5.3m et le NF-8601 5.1m.

Mesure d’un câble de 2m :

Le microscanner pro mesure 2m, le Scout Pro 3 2m, le  SC8108 2.4m et le NF-8601 1.6m.

Mesure d’un câble de 50cm :

Le microscanner pro mesure 0.4m, le Scout Pro 3 0m, le  SC8108 0.6m et le NF-8601 0.6m.

Etant donné que le Scout Pro 3 n’affiche que des valeurs entières, il est logique qu’il affiche une valeur de 0. Si on passe l’appareil en pieds plutôt qu’en mêtres, il trouve une valeur de 2 ft, soit 0.6m

Localisation de défaut :

Un câble de 9m75 a les conducteurs 1 2 3 6 coupés à 6m50. La fonction de mesures de longueur paire par paire va servir à déterminer l’endroit du défaut.

Le microscanner mesure un câble de 9m80 et positionne le défaut à 7.1m. Le SC8108 mesure un câble de 10m50 et situe le défaut à 5.9m.
Le NF-8601W mesure un câble de 9m50 et positionne le défaut à 7m70. Enfin le Scout pro 3 mesure un câble de 10m et situe le défaut à 8m.
A noter que si l’on passe le Scout Pro 3 en ft, il positionne le défaut à 25ft (7.62m) et mesure le cable à 33ft (10.05m). La mesure est donc plus précise en ft qu’en mètre.

Repérage grâce à une sonde de tonalité :

Ici, seuls le Scout Pro 3 et le NF-8601W seront testés. Le Microscanner Pro peut également fonctionner avec une sonde optionnelle mais je n’ai pas pu faire de tests.

La sonde du NF-8601W fonctionne  avec une batterie intégrée tandis que celle du Scout Pro 3 (vendue séparément) fonctionne à piles. Cette dernière permet également d’être reliée à des écouteur audios pour pouvoir être utilisée dans des environnements bruyants. Afin de faciliter le repérage le Scout Pro 3 permet de faire varier la fréquence de la tonalité et de sélectionner les paires sur lesquelles émettre.

Repérage au sein d’une même armoire de brassage :

Le câble à repérer mesure 5m, il est noyé au milieu d’autres câbles. Il est connecté à l’une de ses extrémité à un switch. Les deux sondes ont permis de repérer facilement le câble. Les deux sondes fonctionnent différemment. Celle du NF-8601W a un fonctionnement plutôt de type « tout ou rien » (soit ca sonne, soit ça ne sonne pas) tandis que celle du Scout Pro 3 a un fonctionnement plus « analogique » (le niveau de la tonalité monte quand on se rapproche du bon câble et on entend un faible bruit blanc en fond sonore).

Repérage au sein d’une installation :

Le câble à repérer mesure 30m. D’un côté il est connecté à une prise murale, de l’autre il est connecté à un switch via un panneau et un cordon de brassage.
La sonde du NF-8601W permet un repérage facile au niveau du panneau de brassage. En revanche, celle du Scout Pro 3 n’a pas permis de repérer le câble.

Conclusion :

Le Microscanner Pro a été et reste une référence malgré son âge. Simple d’utilisation, il est fiable à la fois dans les tests et dans les distances mesurées. En revanche, il ne propose pas de fonctions POE et l’adapteur pour des câbles coaxiaux n’est pas fourni dans le kit de base.

Le Scout Pro 3 est fiable dans les tests. Concernant la mesure de distance, il affiche des résultats cohérents directement en utilisant les préréglages d’usine. Il faut seulement avoir à l’esprit qu’il n’affichera que des valeurs entières arrondies, ce qui peut avoir un impact lors de la localisation de défauts. En passant l’unité de mesure en ft, la mesure est plus précise (ca n’aurait guère couté plus cher de faire une conversion en mètre digne de ce nom pourtant). D’origine, il permet également de tester les câbles coaxiaux, RJ11/RJ12, de faire clignotement de port de switch, mesure de tension POE, type de cablage POE.  En revanche l’utilisation est la moins intuitive et la sonde de tonalité est d’une efficacité très moyenne.

Le NF-8601W semblait prometteur. Non seulement il permet tout un tas d’autres fonctionnalités (clignotement de port de switch, test de tension POE, ping, …) mais, de surcroit, sa sonde de tonalité fonctionne vraiment très bien. Correctement étalonné, les mesures de distances sont acceptables.
Il est fourni avec 8 embouts de repérage RJ45/BNC/RJ11. Certains de ces embouts affichent une erreur « unordered map » lorsque l’on cartographie un câble avec (il existe une vidéo youtube sur le sujet mais celle-ci n’a pas permis de résoudre le problème rencontré). De plus, les faux-positifs rencontrés lors de vérifications de schémas de câblage  de très petits câbles font apparaitre un manque de fiabilité. Encore une fois, je ne sais pas si les problèmes rencontrés concernent uniquement cet appareil ou si bon nombre d’appareils sont concernés (le fait qu’une vidéo existe sur le problème « unordered map » me laisse supposer que cela n’est pas spécifique à mon appareil). A noter que l’appareil testé ici ne comporte pas la marque « Noyafa » en haut à gauche de l’écran. Peut-être que les modèles estampillés Noyafa sont plus fiables …

Le SC8108 est un testeur d’entrée de gamme. Il détectera les problèmes de câblage les plus courants et apporte un petit plus par rapport aux testeurs basiques à LED en indiquant le type de problème rencontré mais il ne faut pas lui en demander plus. Peut convenir ponctuellement pour des petits besoins. Il permet à priori de tester des câbles téléphoniques et coaxiaux mais la terminaison fournie dans le pack ne propose qu’une prise RJ45. Son gros avantage d’avoir un prix moitié moindre par rapport aux autres testeurs.

Ainsi, si l’on suppose que ce que l’on recherche avant tout est la fiabilité du test, le Fluke Microscanner Pro et le Klein Tools Scout Pro 3 se distinguent très nettement des deux autres. Fiables, ils sont les seuls à avoir détectés des défaut entre conducteurs et blindage.

Même si le Microscanner Pro est légèrement plus précis dans les mesures de distances, l’ensemble des fonctionnalités proposé fournies par le Klein Tools Scout Pro 3 (notamment le fait de pouvoir travailler avec des équipement POE) fait de lui un concurrent sérieux.

 

 

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